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Introduction

Au cours de la première décennie du 21ème siècle, nous avons entendu des marseillais de plusieurs générations affirmer « qu’il n’y a pas eu de Résistance à Marseille ». Les anciens combattants ne leur en veulent pas, mais ils ne savent pas. En effet, ils sont peut-être les fils des attentistes, si nombreux à Marseille pendant l’Occupation Nazie. Et puis, les enfants de résistants n’ont peut-être pas fait leur travail de mémoire, eux qui savaient. C’est pourquoi ils veulent réparer cet oubli, touchés au vif, en s’employant depuis 30 ans, à étudier la Résistance et à faire connaître la terreur Nazie et l’action exemplaire de la Résistance, cette armée de soldats sans uniforme, volontaire, résistante à la dictature nazie. Ils agissaient de façon désintéressée, ni pour de l’argent, ni pour leur égo, mais avec une volonté farouche de libérer leur pays, leur ville. La Libération de leur ville était, pour eux, leur plus grande victoire. En 1939, la ville de Marseille est mise sous tutelle, au ban de la Nation, après l’incendie des Nouvelles Galeries en 1938, que les pompiers de Marseille, mis en place par le 1er adjoint SABIANI, ont été incapables de venir à bout…

Après la Libération, le Ministre de la Défense Nationale cite, le 11 novembre 1948, à l’Ordre de l’Armée, Marseille, avec l’attribution de la Croix de Guerre avec palmes pour la Vaillance de sa Résistance. Vaillante, la Résistance marseillaise avait bien travaillé, pour libérer notre ville, et préparer la libération définitive par l’armée française, les tabors marocains et le 7ème régiment de tirailleurs algériens, récemment débarqués. La ville avait été libérée par les Français. La ville n’avait pas été détruite par le pilonnage de l’aviation. La ville n’était pas tombée dans la guerre civile, ni dans l’occupation américaine, grâce à l’action d’unification de la Résistance par Jean Moulin et le CNR (Conseil National de la Résistance). Il ne faut pas oublier que la Résistance est née à Marseille avec Henri FRENAY et Berthy ALBRECHT, et que Jean Moulin a vécu 6 mois à Marseille pour préparer l’unification de cette résistance. Oui, elle a été vaillante cette résistance marseillaise et provençale. La Résistance a été la citadelle de l’Honneur de la France. A Marseille, dès le 25 août 1944, nous avions retrouvé la légalité républicaine, avec des institutions républicaines, mise en place sous la responsabilité du commissaire de la République Raymond AUBRAC et son chef de Cabinet Le Pasteur GENATAS, nommé par De Gaulle, avec un comité de libération présidé par Francis LEENHARDT. Permettez-nous de dire à regret, que les plaques à la mémoire de héros qui ont donné leur vie pour la libération de leur ville Marseille, soit en somme, enterrés au cimetière et n’ait pas l’honneur d’un monument aux morts dignes de ce nom au centre de la ville, visibles de tous.

C’est pourquoi, aujourd’hui, nous avons décidés de vous présenter un sujet sur la résistance en France, en Provence, et notamment à Marseille car les années passent et nous éloignent de ces événements si importants pour notre pays, pour notre histoire et pour ce que nous sommes en tant qu’individus, sans que nous en ayons suffisamment conscience.

Le temps est générateur d’oubli et les générations qui n’ont pas connu ces périodes douloureuses de notre passé ne ressentent pas forcément la nécessité de les rappeler. Or, c’est une évidence : le présent découle de ce passé. De nombreuses citations y font référence. Les historiens, dont Marc FERRO, parlent du « travail de mémoire ».

Notre problématique n’est d’autre que celle-ci : Comment se sont organiser les premiers refus, les premières résistances après la défaite de 1940 en France, en Provence et surtout à Marseille ? Nous allons essayer de comprendre tout cela.

 

Almanach 1940 mo

 

Almanach 1940 m

Sources : Photos prises dans le Musée 3M de Claude TIANO

 

Pour y répondre, nous nous concentrerons notamment sur la naissance et le développement de la Résistance Intérieure en France, en Provence, et notamment à Marseille, à travers l’histoire et la biographie de célèbres résistants et de quelques résistants marseillais mais aussi en nous appuyant sur nos recherches personnelles (sur site, sur les archives départementales du 13, nos archives familiales, nos livres et magazines, des documentaires, des films, nos interviews de résistants, nos déplacements dans des musées, dans des lieux de mémoire etc).

 

Ainsi, dans un premier temps, nous ferons une Chronologie des faits pendant la Seconde Guerre Mondiale, dans laquelle nous nous pencherons notamment sur l'année 40, étant le cœur de notre sujet. Nous étudierons aussi Marseille, du début de la Guerre jusqu'à la défaite, et également les deux personnages incontournables lorsqu'on se penche sur ce sujet : De Gaulle et Pétain qui s'opposent en passant également par la Vie quotidienne à Marseille. Nous allons aussi voir que les timbres ainsi que les pièces, racontent les années 40, et que ces derniers ont joué un rôle important dans la résistance. Nous aborderons également les Combats de ceux qui veulent « résister » de manière générale, en France, en Provence et à Marseille, ville aux atouts nombreux, qui a permis le développement des Mouvements de Résistance. Enfin, nous ferons de courtes biographies sur des exemples de Résistants dont quelques uns étaient des Marseillais, mais nous allons aussi vous présenter des Résistants dans un quartier de Marseille : le quartier de Sainte-Anne, situé dans le huitième arrondissement de Marseille, sans oublier de faire aussi des biographies sur certaines Femmes résistantes que nous avons décidé de vous présenter, car contrairement à ce que l'on pourrait croire, elles ont été nombreuses à s'engager en 1940, car elles refusaient, elles-aussi, la défaite. Elles ont pris les mêmes risques (sinon plus) que les hommes, à leurs risques et périls. Dans notre site, nous allons montrer que ces Hommes, qui refusent la défaite (puisque le mot Résistance n'existe pas encore), résistent au nom de valeurs. Dès juin 1940, la "Résistance" va d'ailleurs être symbolisée par La Croix de Lorraine, qui sera ensuite utilisée par le Général De Gaulle.

 

Nous aborderons aussi très brièvement le Programme du CNR ainsi que la Refondation de la République, et nous parlerons aussi de nos Libérateurs, des Hommages rendus à nos résistants ainsi que les Commémorations de la Libération et des Reconstitutions des années 40, avant de partir sur le Chemin des Résistants.

Nous nous appuierons sur deux études également : Le Maquis de Jouques ainsi que du Camp des Milles, avant de conclure.

Vous pourrez retrouver des Annexes, des Actualités ainsi que nos Sources et nos Remerciements à toutes les personnes qui nous ont aidé à comprendre cette période, à la fin de notre menu, qui se trouve en bas, à gauche.

 

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